Namur 2 / A propos du développement du poulain
Marie Bourjade appartient au laboratoire d’Ecologie, Physiologie et Comportement de l’Université de Strasbourg. Elle a notamment observé les chevaux de Przewalski en liberté, s’occupant de la sociogenèse ou développement social du jeune cheval en condition naturelle. Ses propositions renvoient souvent à son observation des chevaux de Przewalski au Vivaret.
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Commentaires
Le sevrage alimentaire se produit 15 jours avant l'arrivée du poulain suivant certes, mais dans le cas ou le troupeau se trouve sur un territoire ou les conditions ne sont pas réunies pour assurer la nourriture suffisante de membres supplémentaires, je crois savoir que les juments se régulent au niveau de leur reproduction et peuvent attendre de meilleures conditions pour se laisser inséminer. Dans ce cas le poulain suivant arrivera bien plus tard, est-il alors possible que le sevrage du poulain se produise également plus tard? Vers 14, 15 mois, voire plus?
Réponse transmise par Marie Bourjade
Les conditions alimentaires, mais également la densité d'individus, les tensions sociales au sein d'un groupe ou encore l'état de santé des juments peuvent affecter la régularité de leur reproduction. Quelle qu'en soit la cause, le fait de différer la naissance du poulain suivant fournit au poulain momentanément sous la mère un délai supplémentaire d'allaitement. Le sevrage peut en effet survenir plus tardivement (jusqu'à 6 mois de plus en moyenne) lorsque la jument est vide que lors d'une nouvelle gestation. Toutefois, ce n'est pas non plus systématique et cette durée varie également selon l'expérience de la jument. Les mères inexpérimentées (primipares) dont c'est le premier poulain allaitent généralement plus longtemps (environ 2 mois de plus même si elles sont gestantes) que les mères expérimentées (multipares) dans les mêmes conditions.
Marie Bourjade